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Par-delà Les Milles et Une Nuits

Par-delà les Mille et Une Nuits – Histoire des orientalismes
Ce jeudi 7 mai les Amis des Musées découvrent la nouvelle exposition du Louvre-Lens. Cette exposition propose un voyage à travers mille vies d’objets venus d’Orient, du Moyen Age à nos jours. Ils sont ici racontés dans leurs histoires et leurs circulations : des trésors d’église aux collections royales françaises, des ateliers d’artistes et des intérieurs de collectionneurs aux musées d’hier et d’aujourd’hui. Parmi eux, deux chefs-d’oeuvre emblématiques du musée du Louvre-Lens : le baptistère de saint Louis et le lion de Monzon.
De Constantinople à Venise, de Paris à Ispahan, de l’Alhambra au Caire et à Alger, cette exposition propose une constellation d’histoires ou se croisent récits historiques et imaginaires,
afin de décrypter la fascination pour ce que l’on appelait « l’Orient ».
Au début du 18ème siècle le Picard Antoine Galland publie en français Les Milles et Une Nuits :
Shéhérazade y conte pour un roi des histoires sans fin afin d’échapper à la mort promise. Ces récits et bien d’autres encore, contribuent à nourrir le goût pour l’Orient qui inspire les artistes à travers les siècles, de Molière et La Fontaine à Ingres, de Delacroix à Matisse.
Loin d’un décor figé, ces orientalismes qui s’expriment dans les arts, comme en littérature, au théâtre, en musique ou au cinéma, se révèlent des récits de fascination, d’échanges mais aussi de stéréotypes et d’incompréhension.
Tout au long du parcours, des artistes contemporains revisitent ces héritages et proposent de nouvelles lectures. L’exposition invite à regarder autrement les objets et à entendre les voix multiples qu’ils portent. Elle rappelle combien les orientalismes – rêvés, débattus, contestés – racontent aussi l’Europe et ses propres imaginaires.
La lumière vient de l’Orient
Dès le 8ème siècle, de nombreux objets provenant de la rive Est de la Méditerranée affluent en Europe. Qu’ils viennent de Constantinople (actuelle Istanbul), de Syrie ou même d’ Egypte. Ils sont perçus comme provenant des lointaines terres bibliques en Orient.
Ces créations trouvent particulièrement leur place dans les trésors des églises. Ce terme désigne à la fois l’ensemble des objets précieux qui symbolisent la puissance de l’ Eglise, sont utilisés comme ornement du culte ou sont consacrés à la dévotion, comme les reliquaires. Au sein de ces collections d’objets, certaines œuvres orientales sont réemployées pour en créer de nouvelles avec des montures en métal précieux.
Tels que la croix dite «croix byzantine» (Constantinople, empire byzantin 1000-1100) ou le Reliquaire de « la Sainte Epine » (Egypte ou Irak – 1000-1100 flacon), Picardie 1200-1300 (monture)
Beaucoup sont rapportées à l’issue d’échanges commerciaux, de pèlerinages ou à partir du 11ème siècle durant les croisades. Les matériaux rares qui les composent, comme l’or, l’ivoire, le cristal de roche et la soie, évoquent la lumière et le luxe : elles sont qualifiées de mirabilia, « merveilles ».
Merci à Christine pour cette belle découverte.





















